Entendre celui qui souffre en nous

Entendre celui qui souffre en nous

Petit exercice pour se réconcilier avec soi-même et commencer à s’aimer enfin !

 
Nous sommes relativement peu nombreux à être bienveillants avec nous-même.
Cette indulgence est vite remplacée par de l’autocritique tel que “ j’ai encore loupé mon bus, je suis nulle” “ je n’arriverai jamais à m’en sortir”, “allez encore une assiette cassée, c’est pas possible, je suis vraiment gauche” !!
 
Faire preuve de compassion et d'indulgence avec nous-même devrait être une priorité car nous partageons notre vie avec nous-même lors de nos moments de joie, de peine, lors des épreuves et des défis que l’on se pose. Nous pourrions nous considérer comme le meilleur ami de nous-même, et pourtant…
Nous sommes souvent plus enclins à l'autocritique et à un niveau d'exigence assez élevé envers nous-même.
 
Pourtant, l'auto-compassion s'avère particulièrement vertueuse aussi bien au niveau personnel qu'interpersonnel, car elle tend à renforcer l'équilibre émotionnel et faciliter les relations sociales. Au contraire, une autocritique permanente peut parfois devenir paralysante.
 
Je vous propose un petit exercice afin de changer votre manière de vous voir chaque jour. L’univers vous le rendra par un sentiment de bien-être croissant, par tout simplement un regard différent que vous poserez sur le monde qui vous facilitera la vie.


Exercice :

  • Achetez vous une tirelire qui n’a pas d’ouverture permettant de récupérer ce qu’il y a dedans.

  • Préparer des petits papiers blancs de 10/10cms qui pourraient rentrés dedans

  • poser ces papiers, un stylo et la tirelire en évidence chez vous ou sur votre bureau au travail (ou aux deux endroits)

  • A chaque fois qu’un message négatif sur vous vous monte à l’esprit, déposez dans l’instant, dans la tirelire 0.50 cts d’euros (voir 0.40 cts selon budget, mais pas moins) et déposez y un des petits papiers rempli.


Comment remplir ce petit papier ?

  • Mettez vous en situation de voir une scène où une personne critique une autre (ex j’entends en moi :  “je suis vraiment nul” équivaut à une personne (une part de vous même) qui dit à l’autre qu’il est nul (l’autre étant cette deuxième part de vous même).

  • adressez vous à celui qui reçoit cette remarque, ces paroles négatives 

  • Portez lui de la bienveillance et de la douceur en lui disant par exemple “C’est comment pour toi d’entendre cela ? écoutez votre coeur peut-être l’entendrez-vous vous répondre et ressentirez-vous un soulagement). Vous pouvez noter sur le papier l’émotion, le sentiment qui monte.

  • finissez en lui disant par exemple “ tu n’y peux rien, tu as fait comme tu as pu, je suis prés de toi, tu as de la valeur à mes yeux”

    Le but n’étant pas de critiquer ces pensées qui viennent car elles ont des raisons de venir également mais plutôt de développer sa compassion en accueillant celui ou celle qui entend depuis toujours ces critiques d’elle-même en elle.
    L’argent déposé à pour but de freiner l’arrivée des pensées négatives en se sanctionnant par la perte de son porte-monnaie d’argent.
     
    exemple : je suis en train  de regarder une émission à la TV. Une pensée me vient “dit donc qu'est-ce-qu'ils sont cultivés dans cette émission, toi à coté c’est autre chose. Tu ne t’es jamais intéressé à autre chose qu’à ton sport”.
    A partir de cet instant, je vous invite à déposer 0.40cts/ 0.50 cts dans la tirelire et de prendre la défense de celui à qui on lui a dit “ toi à coté, c’est autre chose” (sous entendu, tu manques de culture). Pour cela vous  pouvez lui dire  :
    “ c’est pas facile d’entendre cela de toi ,!” Ca te fait de la peine !?
     Laissez-vous ensuite entendre dans votre coeur sa réponse. Puis dites lui sous forme de question “ Tu n’as pas eu l’opportunité d’apprendre au delà de l’école ou bien pour toi faire du vélo c’était important dans ta vie ?!, ça te faisait du bien, hein !? Je suis avec toi, tu vaux beaucoup pour moi.
     
    En conclusion
    L'autocompassion, notamment le fait d'avoir conscience de ses peines, conduit à voir et à accepter la réalité telle qu'elle est, sans biais émotionnel. Ainsi, les personnes dotées de cette composante de l'autocompassion n'épuise pas leur énergie dans des émotions négatives, au lieu de l'utiliser pour traiter les problèmes. Elles ressentent également moins de stress et de honte. Cela favorise énormément la confiance et l’estime de soi.
    L'autocompassion aiderait également à surmonter ses échecs, renforcerait la résilience face aux épreuves, et protégerait contre le stress et certaines maladies psychiatriques telles que la personnalité borderline ou la boulimie.

    Mais l'autocompassion ne risque-t-elle pas de favoriser une certaine complaisance ou une perte de motivation ?
    La réponse est clairement : non ! En effet, de nombreuses études ont montré qu'être indulgent envers soi-même après un échec n'incite pas à être davantage égocentrique, complaisant ou simplement à abandonner plus facilement. Au contraire, cette attitude réconfortante tend à renforcer la motivation. Plus précisément, être indulgent avec soi-même rend l'échec moins destructeur, ce qui encourage à réessayer.
    Allez, c’est parti pour commencer l’exercice. Et là c’est pareil, si vous n’arrivez pas à faire cet exercice, ayez de la compassion pour celle ou celui que vous êtes actuellement et qui ne peut pas vraiment faire cet exercice jusqu’au bout. Vous voyez on est jamais perdant face à un échec en ayant de la compassion pour soi.